Vous rêvez de fruits exotiques sans quitter votre jardin, mais vous pensez que c’est réservé à la Côte d’Azur ou aux serres chauffées ? Il y a un arbuste qui est en train de faire mentir cette idée partout en France. Discret, ultra résistant au froid et pourtant digne d’un jardin tropical : le feijoa, ou goyavier du Brésil Le feijoa (Acca sellowiana) vient d’Amérique du Sud, des zones fraîches d’Uruguay et du sud du Brésil. Contrairement à beaucoup de plantes tropicales, il est habitué aux hivers plus durs. C’est ce qui en fait un allié idéal pour les jardins français. Un pied bien installé peut supporter environ -10 °C, et parfois jusqu’à -15 °C s’il est abrité du vent. Cela signifie qu’il peut pousser en pleine terre dans la majorité des régions, pas seulement au bord de la Méditerranée. Dans les zones très gélives, il suffit de poser une couche de paillage épaisse au pied, environ 10 à 15 cm, et de choisir un coin ensoleillé. Avec cela, il traverse l’hiver et redémarre au printemps sans problème. Ce qui surprend beaucoup de jardiniers, c’est que le feijoa n’est pas seulement un fruitier. C’est aussi un très beau arbuste ornemental. En plein cœur de l’hiver, quand les autres arbres sont nus, lui garde son feuillage. Ses feuilles sont vert olive sur le dessus et grises argentées et légèrement duveteuses dessous. En haie, il forme un rideau brise-vue élégant. En sujet isolé, il apporte une vraie touche exotique, mais sobre, sans effet “plante en plastique”. Et puis il y a la floraison. Entre la fin du printemps et le début de l’été, le feijoa se couvre de fleurs blanc rosé, avec un cœur rouge vif. L’effet est presque tropical. Et petit secret que peu de gens connaissent : les pétales sont comestibles et sucrés. La meilleure période de plantation se situe au printemps (mars à mai) ou en automne (septembre à novembre). L’hiver est parfait pour réfléchir à l’endroit idéal et préparer le terrain. Le feijoa accepte différents types de sols, mais il déteste avoir les racines dans l’eau. L’ennemi, c’est l’humidité stagnante. Un sol bien drainé est donc indispensable. Pour un sujet en pleine terre, prévoyez un trou d’au moins 50 cm de profondeur et 50 cm de largeur. Au fond, déposez une couche de graviers ou de sable grossier sur environ 10 cm pour drainer. Mélangez ensuite : Replacez la motte en veillant à ce que le collet soit au niveau du sol. Arrosez avec environ 10 L d’eau juste après la plantation. C’est le point qui fait souvent la différence entre un feijoa décoratif et un feijoa vraiment productif. Certaines variétés sont dites autofertiles, mais en pratique, les récoltes sont beaucoup plus généreuses si vous plantez au moins deux sujets de variétés différentes. Installez-les à environ 2 à 3 mètres l’un de l’autre. Cela facilite la pollinisation croisée, grâce aux insectes, au vent ou même à la main si vous le souhaitez. Le résultat : plus de fruits, plus réguliers, et souvent plus gros. La récolte intervient en général entre octobre et novembre. Idéal pour prolonger la saison des fruits quand les pommes et les poires touchent à leur fin. Les fruits du feijoa ressemblent à de petits avocats ovales, verts, avec une peau un peu rugueuse. Particularité : ils restent verts même à maturité. Pour savoir s’ils sont mûrs, il faut surveiller deux choses : À l’intérieur, la chair est granuleuse au centre, un peu comme une poire, et plus gélatineuse autour des graines. Le goût surprend presque tout le monde. C’est un mélange de goyave, d’ananas et de fraise, avec une petite pointe acidulée. Le feijoa est aussi riche en vitamine C, ce qui en fait un bon allié pour l’automne et le début de l’hiver. La manière la plus simple de le savourer : frais, tout simplement. Mais si vous avez une belle récolte, il est intéressant de le transformer. Voici une confiture de feijoa facile à réaliser. Cette confiture garde très bien le parfum unique du feijoa. Elle accompagne aussi bien les tartines du matin que les yaourts nature. Autre atout qui explique son succès croissant : le feijoa est naturellement résistant aux maladies et aux parasites les plus courants en France. Il n’a en général pas besoin de traitements chimiques. Une fois bien enraciné, après deux ou trois ans, il tolère très bien les périodes de sécheresse. Dans un climat où les étés deviennent plus chauds et plus secs, c’est un point non négligeable. Il consomme peu d’eau par rapport à beaucoup d’autres fruitiers. L’entretien se résume souvent à : En résumé, le feijoa coche presque toutes les cases du jardinier moderne. Il est rustique, économe en eau, décoratif toute l’année et productif. Il apporte un vrai goût d’exotisme sans imposer de gros moyens techniques. Dans un petit jardin urbain, il peut former un joli sujet isolé ou une haie fruitière originale. À la campagne, il trouve sa place au verger ou en lisière de potager. Dans tous les cas, il offre cette sensation agréable d’avoir “un fruit tropical” qui vit très bien sous notre climat. Si votre jardin semble endormi en ce moment, c’est peut-être le bon moment pour réfléchir à l’endroit où accueillir ce nouvel arrivant. Un arbuste capable de supporter le gel, de fleurir comme une plante exotique et de donner des fruits au goût d’ananas et de fraise… cela mérite au moins un coin de terrain, non ?Un fruitier tropical… qui supporte la neige
Un arbuste qui embellit le jardin toute l’année
Comment planter le feijoa pour qu’il fructifie vraiment
La règle d’or : la pollinisation
À quoi ressemblent les fruits, et quand les récolter
Comment déguster le feijoa : idées simples et une recette
Ingrédients pour environ 4 bocaux de 250 ml
Préparation étape par étape
Une plante robuste, presque sans entretien
Pourquoi le feijoa séduit de plus en plus de jardiniers français
Ce fruitier tropical fait sensation chez les jardiniers français (et ce n’est que le début)

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