On a testé la pinsa romana maison : pâte aérienne, ultra légère et dorée pour des soirées gourmandes

Vous avez envie d’une soirée chaleureuse, mais sans la lourdeur d’une pizza classique ? La pinsa romana maison est exactement ce qu’il vous faut. Croustillante dehors, ultra légère dedans, avec une mie pleine de bulles comme un nuage doré. Une fois que vous aurez essayé cette pâte, il sera difficile de revenir en arrière.

Qu’est-ce qui rend la pinsa différente d’une pizza ?

À première vue, la pinsa ressemble à une pizza ovale. Mais à la dégustation, tout change. La croûte est plus légère, plus digeste, avec un goût de pain au levain et une texture presque aérienne.

Cette magie vient de trois choses simples : un mélange de farines, une hydratation très élevée et une longue fermentation à froid. Rien de compliqué, juste du temps et un peu de douceur dans les gestes.

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Les ingrédients de la pâte à pinsa : les quantités exactes

Pour environ 3 grandes pinsas ovales (ou 4 moyennes), il vous faut :

  • 350 g de farine de blé de force (type 00 ou farine riche en gluten)
  • 35 g de farine de riz
  • 15 g de farine de soja (ou farine de pois chiche, ou d’épeautre en remplacement)
  • 320 g d’eau très froide (sortie du réfrigérateur, presque glacée)
  • 2 g de levure de boulanger fraîche (un petit morceau, de la taille d’un pois)
  • 10 g de sel fin (environ 1 cuillère à café bombée)
  • 10 g d’huile d’olive extra vierge (environ 1 cuillère à soupe)
  • Semoule de riz ou de blé dur pour le plan de travail

Ce mélange peut sembler précis, mais c’est lui qui donne à la pâte son caractère. La farine de blé apporte la structure. La farine de riz donne le croustillant. La farine de soja apporte ce fondant un peu sablé, sans ajouter de beurre ni de lait.

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Étape 1 : préparer une pâte très hydratée sans la brusquer

Ici, on oublie le pétrissage brutal. La pâte est très hydratée, donc assez collante. C’est normal. Le but est de laisser le temps et l’eau travailler à votre place.

Dans un grand saladier, mélangez d’abord les trois farines et le sel. Dans un verre, diluez la levure fraîche dans un peu d’eau froide prélevée sur les 320 g. Ajoutez cette eau avec la levure dans les farines. Versez ensuite le reste de l’eau petit à petit, en mélangeant avec une cuillère ou la main.

Vous allez obtenir une pâte molle, un peu désordonnée. Ce n’est pas grave. À ce stade, on parle plutôt de “mélange homogène” que de pâte lisse.

Quand tout est bien amalgamé, ajoutez les 10 g d’huile d’olive. Incorporez-la en repliant la pâte sur elle-même dans le saladier pendant 1 à 2 minutes. Stoppez dès que l’huile ne se voit plus. Inutile d’insister.

Étape 2 : les rabats, le secret de la mie alvéolée

Maintenant, on laisse la magie opérer. Couvrez le saladier d’un torchon ou d’un film et laissez reposer 30 minutes à température ambiante.

Au bout de ces 30 minutes, faites un premier rabattage : avec la main légèrement humide, soulevez un bord de la pâte et rabattez-le vers le centre. Tournez le saladier et recommencez 4 à 6 fois. Vous sentirez déjà qu’elle se tient un peu mieux.

Répétez cette série de rabats toutes les 30 minutes pendant 2 heures au total. Donc 4 fois environ. À chaque passage, la pâte devient plus élastique, plus lisse, et emprisonne de l’air. Ce sont ces bulles qui donneront la fameuse mie alvéolée de la pinsa romana.

Étape 3 : la longue fermentation au réfrigérateur

Après les rabats, formez une boule grossière dans le saladier. Couvrez bien et placez au réfrigérateur entre 24 et 72 heures.

Plus vous attendez, plus la pâte développe des arômes de pain, de noisette, de levain doux. Et surtout, elle devient beaucoup plus digeste. Les enzymes font une partie du travail de votre estomac à l’avance. Résultat : une pâte ultra légère, même si vous en reprenez une deuxième part.

Si vous débutez, une fermentation de 24 heures est déjà très bien. Si vous avez le temps, poussez à 48 heures. Vous verrez la différence.

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Étape 4 : le façonnage en nuage sur lit de semoule

Le jour J, sortez la pâte du réfrigérateur environ 1 heure avant cuisson. Elle doit se détendre un peu. Farinez légèrement vos mains, puis divisez la pâte en 3 ou 4 pâtons égaux.

Sur le plan de travail, versez une bonne poignée de semoule de riz ou de blé dur. Placez un pâton dessus, saupoudrez-le légèrement de semoule. Là, surtout, pas de rouleau à pâtisserie.

Avec le bout des doigts, commencez à “pianoter” la pâte. Appuyez doucement du centre vers les bords. L’idée n’est pas d’écraser, mais d’étirer en douceur. Vous lui donnez une forme ovale, un peu irrégulière, c’est parfait. Gardez des bords plus épais et laissez les bulles d’air en place.

Transférez la pâte ovale sur une plaque recouverte de papier cuisson. Arrosez d’un filet d’huile d’olive et, si vous faites une base blanche, ajoutez un peu d’origan sec. Votre base de pinsa est prête à être cuite ou pré-cuite.

Étape 5 : la cuisson à haute température

Faites chauffer votre four au maximum, idéalement à 250 °C en chaleur statique ou chaleur tournante. Placez si possible une plaque déjà chaude ou une pierre à pizza dans le four pour accentuer le choc thermique.

Enfournez la pinsa pour environ 8 à 10 minutes. Surveillez : les bords doivent gonfler, la croûte devenir dorée avec quelques taches plus brunes. L’intérieur reste très léger, presque mousseux.

Si vous utilisez beaucoup de garniture, vous pouvez d’abord pré-cuire la pâte à blanc 5 à 6 minutes, puis garnir et remettre au four quelques minutes pour terminer la cuisson.

Idées de garnitures pour des soirées vraiment gourmandes

C’est là que vous pouvez vous amuser. La pinsa romana maison supporte très bien les associations crémeuses, croquantes, pimentées. Voici trois inspirations faciles à reproduire.

Pinsa Mortadella e Pistacchio

  • Base blanche cuite (huile d’olive + origan, sans tomate)
  • 1 burrata bien fraîche par grande pinsa
  • 4 à 6 tranches fines de mortadelle de Bologne
  • 2 cuillères à soupe de pistaches torréfiées concassées

À la sortie du four, posez la burrata au centre de la pinsa chaude. Ajoutez les tranches de mortadelle en fleurs et parsemez de pistaches. Le contraste entre le croustillant de la pâte, le fondant de la burrata et le croquant des pistaches est irrésistible.

Pinsa Orto, pleine de légumes

  • Base avec un léger filet de sauce tomate ou simplement huile d’olive
  • Tomates séchées ou confites
  • Courgettes, aubergines ou poivrons grillés et marinés
  • Quelques copeaux de parmesan affiné

Garnissez la base pré-cuite avec les légumes. Remettez 3 à 4 minutes au four. À la sortie, terminez avec le parmesan et un trait d’huile d’olive. Une version végétarienne, très parfumée, parfaite pour équilibrer un repas.

Pinsa calabraise à la ’Nduja et miel

  • Base tomate légère
  • 100 g de mozzarella fior di latte par pinsa
  • Quelques noisettes de ’Nduja (charcuterie pimentée)
  • 1 à 2 cuillères à café de miel liquide pour finir

Garnissez avec la mozzarella et la ’Nduja. Faites cuire jusqu’à ce que le fromage fonde et que la pâte soit bien dorée. À la sortie du four, versez un fin filet de miel. Ce mélange pimenté-sucré sur une croûte légère est vraiment addictif.

Pré-cuisson, conservation et congélation

Vous avez peu de temps en semaine ? La pré-cuisson des bases est votre meilleure alliée. Formez vos pâtons, étalez-les, puis faites-les cuire 5 à 6 minutes sans garniture, juste avec un peu d’huile.

Laissez refroidir, puis gardez ces bases au réfrigérateur 2 à 3 jours, bien emballées. Le soir, il vous suffira de garnir et de remettre 5 à 7 minutes au four très chaud.

Encore mieux, ces bases se congèlent très bien. Placez-les au congélateur une fois refroidies. Quand vous en avez besoin, garnissez-les encore congelées et enfournez directement. En quelques minutes, vous avez une pinsa maison, croustillante, comme fraîchement faite.

Et maintenant, à vous de jouer

Avec cette pâte à pinsa romana maison, vous transformez une simple soirée en un vrai moment de trattoria à la maison. Les ingrédients sont simples, la technique demande surtout un peu de patience. Mais la première bouchée, légère et croustillante, fait oublier l’attente en une seconde.

Préférez-vous démarrer avec une version généreuse à la mortadelle, une pinsa pleine de légumes grillés, ou la version piquante à la ’Nduja et miel pour surprendre vos invités ?

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Mathieu Morvan
Mathieu Morvan

Passionné de gastronomie et expert SEO confirmé, Mathieu Morvan partage depuis plus de 10 ans ses voyages culinaires à travers la France et le monde. Spécialisé dans l’optimisation de contenus gourmands et lifestyle, il met son savoir-faire au service de Donhernan pour vous dévoiler astuces savoureuses, découvertes inspirantes et conseils maison pertinents, tout en restant au fait des actualités. Son objectif ? Allier authenticité, visibilité et plaisir dans chaque article, pour inspirer et informer au quotidien.

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